lundi 1 mars 2010

Réflexion

Voilà que Mr R grandit, que je n'ai aucune contraception depuis l'accouchement et donc que nous songeons à avoir un deuxième enfant. Sachant que nous sommes porteurs avec Chéri-chéri d'un gêne défectueux, on se demande si on ne peut pas faire un tri embryonnaire avant implantation.
Parce qu'il ne faut pas se leurrer, on va devoir repasser par la FIV si on veut un deuxième enfant.
Nous voilà donc en train de relancer la machine, mais tout d'abord rendez-vous au service génétique.
On demande ce qu'il est possible de faire. On nous explique que pour choisir il faut faire une FIV, que la FIV est un traitement lourd ...etc. On leur expose notre cas, a savoir que de toutes manières on sait qu'on va devoir passer par une FIV donc voir si par hasard on ne peut pas faire en sorte d'avoir un enfant "sain".
On nous répond:
- l'hyperplasie congénitale des surrénales n'est pas une maladie mortelle
- vous avez déjà un enfant
- la procédure n'existe pas, cela n'a jamais été demandé ici
- il n'y a que 3 centres en France qui pourraient essayer, sans aucune garantie de réussite
Bref à cause de tout ça, n'étant pas prioritaires, on laisse tomber l'idée d'un tri embryonnaire.
Les généticiennes nous expliquent les conséquences si nous avions une fille atteinte. Cela semble grave, certes mais dépistée tôt et traitée, notre fille pourrait être normalement constituée et mener une vie tout à fait normale.

On se tourne alors vers l'adoption et allons retirer un dossier.
Je le lis bien évidemment en long et en large. Les procédures me paraissent très lourdes, bien plus que la FIV. Certainement que cette sensation est en partie due au fait que je ne connais pas.
Ma mère a été adoptée.
Quand on en était encore aux essais, donc avant Mr R, l'adoption était réellement une alternative pour moi. Cependant depuis ma grossesse les choses semblaient différentes.
J'avais peur de ne pas être légitime, de ne pas être aimée par l'enfant que nous adopterions.
J'avais peur du ressenti de cet enfant vis à vis de Mr R.
J'avais peur du ressenti de Mr R vis à vis de cet enfant.
Bref, les choses ne me paraissaient plus naturelles.
En fait j'avais peur de cette responsabilité.

Bon an mal an, on a recontacté le service de PMA et on a relancé les procédures.
Cela a été très rapide cette fois.
Quelques examens devant dater de moins d'un an, rendez-vous psy et anesthésiste et voilà, le protocole était lancé: une 2ème FIV.

jeudi 25 février 2010

Ma 1ère râlerie

Et certainement pas la dernière dont je vous fais part.
Un truc bête de chez bête, mais qui m'enquiquine.
Nous avons reçu il y a peu la visite de mon beau-frère, de sa femme et de leurs deux enfants. L'aînée a un peu plus de 6 ans, le second bientôt 1 an. Mon fils, Mr R, a été bien gâté. Il a eu notamment un livre d'activités des "Monsieur et Madame". Mais ça je l'ai découvert il y a peu. Je croyais qu'il appartenait à sa cousine. Et effectivement, ce soir, j'ai su pourquoi j'avais eu cette sensation. Cette chipie a fait des tas d'activités dans ledit cahier. Ce soir il a donc fallu que j'efface un à un tout ce qu'elle avait fait pour que mon fils puisse les faire un jour.
En soit, il n'y a pas mort d'homme, ce n'est pas très grave. Mais je trouve surtout que c'est d'un sans-gêne! Cette petite commence à me fatiguer.
En face elle est mielleuse qu'elle en peut plus (envers les adultes je veux dire), et par derrière elle fait des choses pas toujours bien gentilles (quand elle se retrouve seule avec des enfants plus petits qu'elle).
Et puis il faut avouer que son côté "ma commandante" envers mon fils m'exaspère. Heureusement qu'il a du répondant et qu'il ne lui obéit pas au pied et à la lettre.
Là ça peut paraître exagérer de s'agacer pour si peu, mais cela se rajoute à d'autres éléments et c'est un peu l'effet de la dernière goutte qui fait déborder le vase. Quoique en ce qui me concerne le vase ne soit pas encore plein. Je râle intérieurement, ou ici, mais sinon j'arrive encore à me contrôler.

mercredi 24 février 2010

Bannières gratuites

Voici mes bannières en accès libre pour vous (gratuites, free).
Elles sont de la taille 1000x350 pixels, qualité 300dpi.
Je vous demanderais juste de ne pas effacer mon logo svp.
Si vous en installez une, cela me ferait plaisir de voir ce qu'elle rend, alors un petit comm' serait le bienvenu (si vous avez le temps...).
Mes bannières sont classées des plus récentes aux plus anciennes.
En espérant que certain(e)s y trouvent leur bonheur.

Les bannières au format jpg sont des images sur lesquels vous pouvez écrire le nom de votre blog.
Les bannières au format png sont également des images mais elles n'ont pas de fond, il est transparent. Si vous les installez vous aurez le fond de votre blog derrière les éléments de la bannière.

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mardi 23 février 2010

Bannière pour blog

Un de mes passe temps favori: le montage photo.
Du coup, en cherchant à personnaliser mes blogs, je réalise des bannières.
Mais elles sont loin de toutes me servir. Je me propose donc de vous les mettre en accès libre. Oui c'est gratuit. Je ferai sans doute prochainement un petit tuto pour celles et ceux qui ne savent pas les installer car leurs formats en jgp ou en png leur permettent d'être installées sur de nombreuses plateformes (blogger, canablog, overblog...).
Et juste pour info: le format jpg est un format image normal (ici les fonds de ma bannières sont blancs). Le format png est un format dont le fond est transparent. Ainsi les éléments sont juste superposés avec votre fond de blog et s'harmonisent forcément avec ce dernier.

En voici deux à vous montrer. Prochainement je vous mettrai les liens pour les télécharger.



et



Et pour cette dernière j'ai la version en noir et blanc:


lundi 22 février 2010

Hyperplasie congénitale des glandes surrénales

Nous savourions notre bonheur d'avoir un petit bonhomme formidable.
J'étais encore en congé maternité et me trouvais à la maison.
Chéri-chéri était au travail.
Je reçois un coup de téléphone. Mr R est justement dans mes bras.
Mon interlocutrice me demande si je suis bien Mme R.
Je le lui confirme.
Elle m'annonce alors que l'hôpital a eu les résultats du test de Guthrie (ici) et qu'il y a un des résultats qui indiquerait peut-être une maladie génétique. Voilà, le mot est tombé! Le monde s'écroule autour de moi.
Bien-sûr je l'interroge: de quelle maladie s'agit-il? Est-ce grave, mortel? Existe-t-il un traitement? Elle me rassure sans me rassurer. Non ce n'est pas mortel. Il y a un traitement à vie. Mais en fait ce n'est pas sûr. Il va falloir faire des tests en plus. Et patati et patata.
Bref je dois me rendre avec Mr R à l'hôpital, où nous devrons rester très probablement.

Quand on arrive à l'hôpital et que les infirmières découvrent l'âge de leur petit patient, elle réalisent que le lit "enfant" qu'elles ont installé dans la chambre est encore bien trop grand. Oui, il dormira dans la nacelle de sa poussette, ce sera aussi bien que dans ce grand lit à barreaux où il serait totalement perdu.
Elles se débrouillent aussi pour nous trouver une petite baignoire et une table à langer. Le service n'est pas du tout équipé pour accueillir un tel petit bonhomme. Surtout que là ce sont les vacances d'été, et que nous ne sommes pas reçus dans le service d'endocrinologie.
Pour le lait aussi c'est un peu compliqué. Où le conserver? Où le faire réchauffer? ...etc. Enfin, on y arrive à force.
On y sera resté 3 jours. 3jours durant lesquels son bout de cordon ombilical est tombé (ça c'est juste pour l'anecdote).

Mr R a à peine 10 jours et il subit des examens: analyse d'urine, prise de sang...etc. Un massacre pour trouver une veine à cet âge. Il est piqué sur le dessus des mains, mais aussi sur le crâne où il ressort avec deux bosses et des hématomes.
Dans le doute, il est directement mis sous traitement hormonal. Et du sel est rajouté dans ses biberons. On attend les résultats définitifs. Savoir si oui ou non il est atteint d'hyperplasie congénitale des glandes surrénales.
Et malheureusement le soupçon médical se confirme.
Il a la forme classique virilisante de la maladie.
Chéri-chéri et moi avons dû faire une analyse génétique quelques temps après. Cela a confirmé que nous sommes porteurs, mais nous ne sommes pas atteints car un seul de nos deux gènes est malformé.
En gros, avec cette maladie, Mr R produit de la testostérone en continue. Ses surrénales ne fonctionnent pas bien et ne comprennent pas qu'il faut arrêter. Sans traitement Mr R aurait grandi très vite, mais ce serait vite arrêté et aurait été petit et trapu.
De plus il risque la déshydratation, c'est pourquoi on doit lui rajouter du sel dans son alimentation.

Conséquence: il va être suivi de près et se développera ainsi normalement.
Mr R devra prendre des hormones toute sa vie. Il aura un bilan hormonal (prise de sang) à faire tous les 6 mois.
Sinon au départ pour nous il faut réussir à ajuster ses hormones. En cas de fièvre, de stress, de changement brutal d'environnement, d'examens...etc.
La première année de sa vie on a du le vacciner contre la gastro. S'il vomissait trop, il ne pourrait plus ingérer ses hormones, il faudrait alors l'hospitaliser. Et ça... très peu pour moi! Là on a assez donné pour les hôpitaux.
D'un suivi mensuel on est assez vite passé à un suivi semestriel.
Sa prise d'hormones a été diminuée car il répond très bien au traitement.
Ses prises (deux fois par jour) ne se verront donc pas quand il sera scolarisé. C'est bien, il n'aura pas à supporter les questionnements de ses camarades.
Si on ne le sait pas, cela ne se voit pas.
Plein de vitalité, très vif, bavard comme une pie. Il serait même en avance pour son âge.
Il nous fait des vraies phrases depuis un moment (un peu avant ses 2 ans). Il est propre.
Il nous remplit de joie, c'est notre petit soleil.

samedi 20 février 2010

1er accouchement

Cela remonte à un peu plus de deux ans et demi et j'ai déjà des souvenirs qui se sont envolés. Les parties peu agréables principalement.
Néanmoins je me rappelle que c'était un jeudi. Les médecins m'avaient dit: "Interdiction de bouger jusqu'à 37 semaines d'aménorrhée". OK, j'ai obéi. Et dès que je suis arrivée aux 37 semaines, j'ai bougé. Et ce jeudi là (le 14 juin 2007) j'avais pris la voiture pour rendre visite à mes anciens collègues, ceux de mon ancienne école. Et j'avais passé un très bon moment avec eux. De plus certains de mes anciens élèves m'avaient fait un chaleureux accueil. Et puis revoir leur maîtresse avec un gros ventre... c'était original.

Bref le soir, tranquillement installée devant la télé, d'un seul coup je sens un liquide chaud couler entre mes jambes. Intérieurement je m'affole. Forcément je repense à mon début de grossesse (ici) et je crains d'avoir une hémorragie.
Je me précipite dans la salle de bains et constate... que c'est de l'eau. Cela coule comme un petit robinet d'ouvert.
Notre bonhomme était (précisément) prévu pour le 12 juillet. Il serait donc un peu en avance. Parce que là, pas de doute, il faut partir à la maternité. J'ai fissuré la poche.
La valise n'est pas vraiment faite, mais c'est sans aucune panique en fait, qu'on s'en va.

Arrivée à la maternité on est assez rapidement pris en charge. Comme le travail est commencé mais que je me sens bien, je vais marcher. Chéri-chéri en profite pour repartir à la maison et s'armer de l'appareil photo et des autres bricoles qu'on avait oublié, la tête ailleurs que nous avions...
Je fais les cent pas dehors. Il fait bon. Je n'ai pas mal, ou peu. Et puis... "Patatras" comme dirait mon fils. La poche se crève. Je suis trempée! Bien plus que si je m'étais oubliée sur moi. Du coup je rentre toute penaude. Là-bas, le personnel a l'habitude. Je suis reconduite en salle d'examen et j'attends Chéri-chéri. Il ne tarde pas à arriver et me trouve allongée avec le monitoring.
On m'avait demandée si je souhaitais avoir une péridurale. Moi, courageuse? Folle? Inconsciente? Je ne sais pas, mais je leur avais répondu "Peut-être tout à l'heure mais là ça va bien, donc pas encore, merci" Oui mais voilà... Quand j'ai voulu l'avoir, je ne pensais pas que ce serait aussi long de tout installer, et surtout que les anesthésistes ne sont pas disponibles dans la minute...
Donc entre le moment où je l'ai voulu et celui où je l'ai eu, il s'est tout de même écoulé 1h30!!! J'ai eu le temps de savoir ce que c'est que de fortes contractions!

Mais enfin, du moment où la péridurale a été posée, tout a été nickel. J'étais dans la salle d'accouchement et j'attendais patiemment que le travail avance.
A deux reprises la sage-femme a dû prélever une goutte de sang du crâne de Mr R. pour savoir son taux d'oxygène. Tout s'est bien passé.
Quand il a fallu pousser, j'ai poussé. Et je ne sais plus combien de fois, mais très peu. Trois poussées je crois. Pas plus en tout cas.
Mr R. m'a été posé de suite sur le ventre. Pendant ce temps la sage-femme s'est occupé de me recoudre (3 petits points à l'intérieur), de me récupérer le placenta. Que dis-je? Les placentas. J'en avais oublié qu'au début de ma grossesse il y en avait deux. Là elle a té toute surprise de voir qu'il y en avait deux. Alors on a expliqué un peu les circonstances. Mais à l'hôpital, elles sont habituées aux fiv et autres méthodes de PMA, donc pas si surprise que ça en fait.
Mr R. a été emmené quelques secondes pour la pesée, la mesure, les premiers examens cliniques. Et vite ramené auprès de moi.

Mr R est né à 5h30. J'avais perdu les eaux à 22h30, donc l'accouchement n'aura duré que 7h30. Et encore, je suis loin d'avoir eu mal tout le temps. Tout s'est si bien passé, qu'en sortant de la salle, j'étais prête à retomber enceinte de suite! Après la grossesse qu'on avait eu, l'accouchement était idéal. Mr R était un beau petit bébé de 47 cm pour 2,950 kg. Il est donc né le 15 juin au matin.

Et voilà, notre vie à 3 pouvait commencer.

vendredi 19 février 2010

Epilation définitive (2)

Et bien ça y est, c'est fait. Je viens de lâcher 120€ chez le dermatologue.
Il m'avait annoncé le tarif avant, donc pas de surprise. Et il m'avait aussi dit, avant de commencer, qu'il fallait compter 5-6 séances (oui oui, donc il faut compter 600 à 700€, c'est une sacrée somme tout de même!) pour que tout soit enlevé.
Et puis quand il a vu ce qu'il devait enlever il m'a dit "Et bien en fait il en faudra moins".

Il faut dire que lorsque j'avais 20 ans j'avais fait des séances d'épilation définitive à l'électricité. Il y a donc des zones où j'ai une pilosité moins importante (sur le devant). Le principe de cette épilation est de brûler le bulbe avec une décharge électrique. C'est réalisé poil par poil, et c'est très douloureux! Je ne la recommande à personne.

Bon et maintenant, en ce qui concerne celle au laser, c'est également douloureux, mais c'est une zone assez importante qui est épilée à chaque fois. Donc la douleur dure moins longtemps. La séance est assez rapide. La sensation? Une forte chaleur. Quand il a vu que j'avais quand même mal, le dermatologue m'a donné une poche de glace que j'ai de suite appliquée sur la zone qu'il allait épiler en suivant. Et l'effet? Et bien cela atténue très sensiblement la douleur.

Maintenant il faut attendre 3 semaines que les poils tombent.
Et il faudra recommencer l'opération d'ici 3 mois minimum. Je pense que j'essaierais d'y aller juste avant d'aller à la mer, en vacances. Parce qu'il m'a précisé qu'il ne fallait pas être bronzée.
Et puis j'y retournerais ensuite bien plus tard, après les vacances, après la rentrée scolaire.

Ma 1ère grossesse

Dans un post précédent je vous narrais le parcours en PMA pour arriver à tomber enceinte. Après le transfert de 3 embryons, deux se sont accrochés. Les toutes premières échos étaient encourageantes. Mais j'avais de très fortes douleurs (principalement dues à l'intervention chirurgicale pour la fiv) et quelques pertes. Du coup, quasiment dès le départ, à 1 mois et demi de grossesse, j'ai été arrêtée.

Un soir, Chéri-chéri faisait un tournoi de tennis et moi je regardais la télé (des séries américaines très certainement). Soudain je sens du liquide chaud couler entre mes jambes. N'étant pas sujette à l'incontinence, je me précipite aux toilettes. Et là, horreur, c'est du sang, mais ce ne sont pas de simples pertes cette fois. Il s'agit plutôt de règles abondantes! Bien évidemment le désespoir m'atteint. La panique aussi un peu. J'appelle Chéri-chéri. Je n'arrive pas à le joindre. Au final je joins des amis qui n'habitent pas loin de la maison afin qu'ils me conduisent aux urgences.
Flanquée d'une couche ultra absorbante pour la nuit, nous allons à l'hôpital. Moi je pleure comme une madeleine. Notre copain F. me dit de ne pas m'alarmer. Sa femme, M-L, a eu des pertes à plus de 3 mois de grossesse. Il ne s'est rien passé de plus. Eux aussi s'étaient rendus aux urgences, et au final la grossesse s'était poursuivie sans problème.
Aux urgences je fais les papiers d'admission. F reste avec moi jusqu'à l'arrivée de Chéri-chéri. Quand ce dernier arrive, il est aux quatre cent coups et surtout il culpabilise à mort de ne pas avoir été là. Cela n'aurait rien changé aux faits pourtant.
On est aux urgences, et on attend. On attend. Et je sens que ça coule. C'est horrible. Enceinte de presque 3 mois (les trois mois fatidiques qu'il faut passer pour éviter les plus gros risques de fausses couches) je me vide de sang.
Il est très tard (ou plus tôt très tôt) quand c'est enfin à nous. Ce soir là il y a eu des urgences plus importantes que la nôtre comme des césariennes non programmées. Durant l'examen Chéri-chéri n'a pas pu rester. La vue du sang lui retournant déjà l'estomac en temps normal, alors là, voir tout ça... C'était trop pour lui. Donc examen normal. Échographie normale aussi. On voit bien les deux petits cœurs qui battent, mais la sage-femme n'arrive pas à voir, à dire, si l'un des deux ou les deux se sont décollés.
J'ai rendez-vous pour un contrôle avec ma gynéco d'ici huit jours. A l'hôpital ils me disent que s'il s'agit d'une fausse couche de toutes manières on ne peut rien faire. Il faudrait refaire un contrôle échographique d'ici une semaine, donc mon rendez-vous fera parfaitement l'affaire.
Le temps passe (mais lentement, si lentement). Les saignements se tarissent, mais mon cœur continue de pleurer. Et je continue d'angoisser.
Rendez-vous chez la gynéco. Chéri-chéri est avec moi, bien évidemment. Echographie. Verdict sans appel. Une des deux poches n'a pas évolué. Le petit être qui se trouvait à l'intérieur n'a pas grossi depuis la dernière écho, et son petit cœur ne bat plus. Fausse couche. Il s'est détaché du placenta. L'autre semble se développer normalement par contre. On garde espoir bien qu'une énorme souffrance demeure.
Il faut "juste" maintenant que je n'ai pas trop de contractions, car il ne faut pas que j'évacue la poche où l'embryon n'a pas évolué. Les contractions pouvant entraîner avec elles la perte de l'autre poche, celle où il y a un petit cœur qui bat encore.

Les semaines vont s'enchaîner. Les petits tracas aussi.
Tout d'abord il y a des maux tout à fait normaux pour une femme enceinte:
- j'ai des nausées. Matin ou soir, peu importe, je vomis 4-5 fois par jour. Parfois il suffit d'une odeur qui m'était familière et pas désagréable à la basse (mon liquide vaisselle, le parfum de mon papa, ...) pour me déclencher des nausées. C'en est même douloureux à force. Je ne peux pas manger grand chose, cela repart, alors je mange des choses qui soit ne me font pas mal quand elles repartent, soit sont vite digérées. Je n'arrive pas à boire d'eau non plus. Du coup, grosse cure de sunday au chocolat, sans cacahouète, et ingestion de schweppes en grande quantité également. Mais je ne grossis pas, je vomis!
- je ne suis pas immunisée contre la toxoplasmose. Je dois donc laver les crudités de façon très soigneuse et la viande rouge saignante, ou même à point, m'est proscrite.
- les fromages au lait crus sont eux aussi bannis de mon alimentation.
- tout comme l'alcool et les excitants tels que le café ou le thé. Mais là, pas de frustration, je ne suis pas du tout une grande consommatrice.
- de même pour la cigarette puisque je n'ai jamais fumé.
- les douleurs au bas ventre (dues à la FIV) sont terminées, par contre j'ai bien quelques contractions.
Chaque jour de passé est une victoire. On s'accroche.

Avec la prise de sang, le risque d'avoir un enfant trisomique semble écarté. Mais le résultat n'est pas fiable à 100%. Nous verrons donc à la naissance.

Chéri-chéri souffre en silence. Il ne ressent rien dans son ventre. Il ne peut rien faire à part être spectateur. Il me voit faire des grimaces. Il me voit fatiguée. Il s'inquiète pour moi et pour le bébé. Cette inaction le terrifie et le met en colère.
Il faut être patient et espérer que cette grossesse sera menée à terme.

Vers les 4 mois et demi j'arrête de vomir. Et donc... je me mets à grossir. Presque 9 kg en 1 mois. Et cette forte prise de poids s'accompagne immanquablement d'un diabète gestationnel. Allez, c'est reparti pour de nouveaux rendez-vous médicaux. Notamment avec nutritionniste, psychologue, sage-femme. Qu'en est-il pour le bébé? Qu'en est-il pour moi? Quel ressenti est-ce que j'éprouve? Et des tas d'autres questions.
Première mesure: un régime s'impose. Un contrôle de la glycémie avant le repas et deux heures après aussi. On appelle cela un dextrose. On se pique le doigt et on prélève une goutte de sang qui, grâce à une petite machine, nous indique notre taux de glycémie. Et ensuite c'est une savante réflexion pour composer des menus avec ce que l'on peut manger ou ce qui est interdit, et surtout en quelle proportion, et comment associer tel ou tel aliment.
Le plus gros risque avec le diabète de grossesse c'est que le bébé soit anormalement gros et que ses épaules ne passent pas à l'accouchement par voie basse, ce qui peut entraîner une luxation des épaules lors de sa sortie, ou nécessiter une césarienne. C'est pour cela que suivant la taille de notre bébé, un accouchement déclenché peut être envisagé. Enfin déclenché certes mais pas trop tôt quand même. Il faut au moins attendre 37 semaines de grossesse.
De plus, le bébé, après la naissance, peut faire de l'hypoglycémie s'il a été trop habitué à avoir du sucre. Conclusion: le diabète est à éviter.
Heureusement avec un régime j'arrive à réguler mon taux de sucre, je maîtrise mon diabète. Bien-sûr cela passe par quelques interdictions, et donc quelques frustrations, mais peu importe, cela en vaut le coup tout de même.

C'est aussi à ce moment là que l'on apprend le sexe de notre futur bébé: un petit gars. Nous sommes ravis. Mais s'il s'était agi d'une fille, nous aurions été tout aussi heureux. Quand on passe par de telles épreuves, c'est un enfant que l'on veut. Pas forcément une fille ou un garçon.
Juste un bébé à nous, en bonne santé.

Là on se dit que cette fois, la grossesse, malgré ses aléas, va se poursuivre normalement, sans souci supplémentaire. Et bien non. Lors d'un contrôle mensuel l'obstétricien remarque que je n'ai pas beaucoup de liquide amniotique. Résultat surprenant, surtout quand on fait du diabète de grossesse, car d'habitude, dans ce cas là, on a plus de liquide, au contraire.
Crainte d'une poche des eaux fissurées. Autre contrôle échographique, monitoring, et examen du col. Tout est OK, mais du coup j'ai une écho en plus dans les 2 semaines qui suivent.
Cette écho révèlera que désormais il y a assez de liquide. Mais la fois suivante ( donc 2 semaines encore plus tard) il manquera à nouveau du liquide, pour que deux semaines plus tard il y en ait assez. La quantité de liquide fluctue, c'est normal. Mais encore une fois nous aurons eu des frayeurs et des questionnements quant aux risques qu'encourait notre bébé avec tel ou tel symptôme.

A part cela bébé grandit bien. Toutes les mesures indiquent un gabarit moyen. Il est au milieu des courbes. Pas de malformation visible aux échos.

Les contractions continuent toujours. Tout au long de ma grossesse j'en aurais eu. Mais elles n'ont jamais été suffisamment fortes pour me faire expulser le placenta vide ni celui de notre bébé.

Et voilà qu'avec un mois d'avance, petit bonhomme pointe le bout de son nez. Mais ça c'est une autre histoire que je vous raconterai une autre fois.

La FIV

FIV = Fécondation In Vitro.
Quelle belle découverte scientifique. Et quelle expérience!
En ce qui me concerne, cela s'est très bien passé.
J'avais une collègue de travail qui n'avait rien eu de mieux comme idée que de me dépeindre la sienne. C'était très douloureux et patati et patata.
Bref pour moi ça a été super.
Tout d'abord Chéri-chéri a fait son "prélèvement", enfin son "don" plutôt.
Ensuite rendez-vous avec le biologiste qui nous réexplique la procédure. Il me donne un cachet de valium pour me "détendre". Puis on rentre dans la salle dans le hall du bloc. Alors là bien-sûr on est habillé en "jetable" et Chéri-chéri est habillé comme un médecin. C'est rigolo. Peu après on pénètre dans le bloc et mon m'installe. Je crois que l'anésthésiste commence à me donner en perf de la morphine. Et sans blaguer, j'étais hilare. L'intervention commence. Je ne sens rien. Enfin, rien de douloureux. Je plane complètement. Je suis shootée et je rigole dans mon coin.
Tous les ovocytes de l'ovaire droit sont prélevés. Le médecin s'attaque à l'ovaire gauche. Je commence à sentir la douleur et dois faire une grimace. C'est alors que Chéri-chéri regarde les tubes où sont prélevés les ovocytes. Bien-sûr il y a du sang. Et voilà qu'il tourne de l'oeil. Moi je continue de planer. Tout le monde s'occupe alors de Chéri-chéri sauf le médecin qui termine son travail. Il ne reste presque rien à faire. Chéri-chéri est emmené dans le couloir. Le personnel lui lève les jambes et le gifle. Un peu réveillé ils le conduisent dans la salle de réveil et lui donnent une collation pour qu'il se requinque.
En ce qui me concerne l'intervention se termine puis, à mon tour, je suis amenée dans la salle de réveil. Je vais très bien. Je n'ai pas ressenti de douleur. Tout a été parfait. Chéri-chéri m'a même fait une distraction durant l'intervention.

20 ovocytes auront été prélevés.
18 seront matures.
11 seront fécondés.
3 seront implantés deux jours plus tard.
2 tiendront un temps.
1 seul restera au final.
Une vraie belle victoire.

jeudi 18 février 2010

Balade sur la blogosphère

Je me suis promenée un peu sur la blogosphère et je suis tombée sur un blog que j'ai vraiment pris plaisir à découvrir. Je partage avec vous son adresse.
Il s'agit, pour une fois, d'un homme qui se dévoile, qui exprime ses sentiments. Futur Papa consacre son blog à la rédaction des épreuves passées pour concevoir un bébé.

Et en lisant un peu plus j'ai pu constater qu'on avait un parcours similaire en de nombreux points. Après Mr R. arrivé parmi nous le 5 juin 2007, c'est Melle L. qui a pointé le bout de son nez ce 14 janvier 2010. Tous les deux sont des petits miracles de la science car nés grâce à des fiv. Merci aux centres PMA qui font tant pour des gens comme nous.

J'ai à peine commencé à lire son blog sur le point de vue d'un homme, que j'ai zappé ici pour savoir si oui ou non il avait eu la chance d'avoir un enfant. Et mystère... je vous laisse lui rendre visite pour avoir la réponse.

Epilation définitive

Je me suis lancée. Une amie m'avait parlé de sa maman qui cherchait une solution pour sa moustache. Oui, vous lisez bien. Cette dame, très brune au demeurant, avait commis l'erreur de s'arracher quelques poils et de stimuler son système pileux au lieu de le laisser tranquille. Du coup elle se retrouvait, d'année en année à avoir de plus en plus de poils disgracieux.
Elle s'est donc rendu chez un dermato qui lui a fait une épilation définitive au laser.
Ma copine convaincue s'y est elle-même rendue, mais pour le maillot.
Le virus m'a rattrapée également et j'y cours demain pour moi aussi me faire faire le maillot.
La séance n'est pas donnée (120€ tout de même). Mais je ne fais jamais de dépenses alors... Et puis avant l'été, perdre mes 10kgs de trop ne sera peut-être pas chose aisée, mais au moins je serai nette au niveau pilosité.
Je vous dirai si je suis satisfaite à mon tour.

Par contre, pour pouvoir faire la manip' j'ai été confrontée à un gros souci. Il ne faut pas s'épiler pendant longtemps (avec ma grossesse, cette partie de mon anatomie ne m'était plus accessible, donc pas de problème de ce côté là) mais on peut se raser. Il ne faut pas arracher le bulbe en fait. Or moi et les rasoirs... ça fait deux. J'ai toujours eu très peur de me couper. Au début, rien que de regarder Chéri-chéri se raser me faisait froid dans le dos. Une petite névrose quoi...
Et ensuite, la veille et le jour même, il faut se raser comme on souhaiterait être épilée. Ce matin, impossible pour moi de me raser, je me suis donc saisi de la tondeuse. Je n'ai pas mis de sabot et je me suis rasée ainsi.
Sur le devant je n'ai rencontré aucune difficulté. Mais quand j'ai attaqué l'entre-jambes, je me suis coupée à plein d'endroits. A chaque poil il y a comme un petite bouton (bouton style chair de poule) qui a été sectionné du coup. Et ensuite, le "feu du rasoir" dont on parle, je l'ai ressenti. Alors je me suis rincée à l'eau et demain je suis bonne pour demander à Chéri-chéri de me raser avec son rasoir. Il va adorer je pense...

Parcours PMA

PMA? Késako? Cela signifie Procréation Médicalement Assistée.

Notre histoire commence un jour de la Saint Valentin, en 2002, cela fait déjà 8 ans!
Chéri-chéri m'a dit "OK, tu peux arrêter la pilule". J'attendais ça depuis mes 25 ans (là j'en avais 28), depuis l'obtention de mon concours (le CRPE, celui de Professeur des Ecoles). J'étais ravie.
Et là, l'attente a commencé, les calculs savants aussi.
Bon alors quand est-ce que je dois être indisposée?
Quand est-ce que je suis sensée ovuler?
J'ai du retard, une bonne nouvelle?
...etc.
Au bout d'un moment, les choses ne venant pas... je me suis mise à prendre ma température. Mais attention, c'est 7 jours sur 7, avant de poser le pied par terre, et si possible à la même heure. Du coup c'était à 6h30 tous les matins, week-end ou semaine, peu importe.
Et forcément... au bout d'un moment, c'est lassant.
Consultation gynéco au bout de quelques mois (en décembre il me semble, de mémoire). Conclusion: oui on a un souci: du coup premiers examens lancés.
- la prolactine était normale
- le spermogramme aussi
- l'hystérosalpingographie, idem (désolée pour l'orthographe de certains mots, c'est plus phonétique qu'autre chose des fois)
- les taux hormonaux, nickels également
- le test de Hünher un peu inquiétant: aucun spermato de vivant...
Notre souci? Je n'ovule pas.

Bref après une batterie de tests qui se sont enchaînés, ma gynéco a opté, pour notre cas, à nous faire faire une insémination.
A priori chez moi et chez Chéri-chéri tout va bien, et pourtant ça ne fonctionne pas. J'aurais une glaire très acide qui tuerait tous ses spermato avant qu'il ne passe le col, alors quant à aller féconder un de mes ovules... pas possible! Et cette acidité est caractéristique du fait que je n'ovule pas. Je me suis bien mise à l'eau Vichy Célestin, mais ça n'a rien fait.

Nous voilà partis dans le protocole des piqûres.
Là ça devient dur de le cacher (les piqûres doivent se faire à heure fixe, par une infirmière, et les produits sont à conserver au frigo).
On avertit nos familles respectives qui nous tannaient déjà depuis un bon moment pour qu'on mette un bébé en route, sans savoir qu'on s'escrimait à ça depuis deux ans. Ma môman l'a particulièrement mal pris. Elle a été vexée d'avoir été "écartée" de ma vie, que je ne me sois pas confiée à elle. Pourtant, mon but n'était pas du tout de la blesser. Concevoir un bébé est une affaire de couple. Cela ne regarde donc personne d'autres à la base. Maintenant j'avoue qu'elle m'a été d'un grand soutien car d'une grande écoute dans la suite de notre parcours.

Bref le 1er protocole a lamentablement échoué. Pourquoi? Parce que j'avais fait appel à une infirmière certes très avenante, mais incompétente... Nous revenions de vacances avec des amis, vacances pendant lesquelles il avait fallu que je trouve une infirmière sur place et où j'avais donc commencé mes piqûres (deux je crois), et là j'enchaînais avec une autre personne. Bien gentille elle me fait la conversation pendant qu'elle prépare la piqûre. Et puis elle m'injecte le produit, et là je constate qu'il n'en reste plus dans le flacon! Elle avait tout mis, tout injecté. 20 fois la dose du coup! Bien-sûr je l'interroge. Si je fais appel à une infirmière, c'est pas pour rien tout de même! Elle se confond en excuses. Mais bon, c'est trop tard maintenant. J'ai appelé ma gynéco le lendemain qui bien-sûr me confirme qu'il ne faut plus que je fasse quoi que ce soit, et puis on doit se voir et elle verra comment mes ovules auront évolué.
Au départ ça a boosté mon ovulation tout ça, et puis bien-sûr les ovules ne sont pas allés jusqu'à maturité, et n'ont rien donné au final.
Voilà un cycle de perdu. Et ensuite il a fallu laisser passer un autre cycle avant de pouvoir recommencer un autre protocole.

Enfin, 1ère tentative. Protocole identique, mais avec un autre cabinet d'infirmières cette fois. Je réponds bien au traitement. Le suivi est un peu lourd. Il faut, avant d'aller au travail, passer faire une échographie, tous les 2 jours ou même tous les jours quand on se rapproche du bon moment. De même qu'en parallèle il faut faire des prises de sang. C'est la combinaison des deux qui indiquent le bon moment pour faire l'insémination. Le jour J Chéri-chéri doit aller faire son "don" dans un labo privé du centre-ville. Deux heures après je m'y rends pour récupérer la "précieuse semence" et me précipite alors chez ma gynéco.
Elle opère le transfert. Je suis "inséminée". 5 minutes de repos et je repars au travail.

Cette tentative ne donnera rien, et les 2 suivantes non plus. Les tentatives 2 et 3 sont donc des échecs elles aussi. Me voilà déjà à 3 inséminations sans succès. Autant vous dire que le moral n'est pas toujours au beau fixe, et que parfois le courage fait défaut. Surtout qu'à nos âges tous nos amis créent leur famille.

A l'école, une de mes collègues est dans la même situation que moi (tout n'est pas rose pour tout le monde). Et elle elle est suivie à l'hôpital, et non chez sa/son gynéco. Elle me précise que pour chaque tentative elle a 2 inséminations coup sur coup (deux jours de suite) pour doubler les chances.
Du coup Chéri-chéri et moi nous dirigeons vers cette énooorme structure qu'est l'hôpital. Et là de nouveaux rendez-vous, de nouveaux examens, s'imposent à nous pour au final aboutir au même verdict: insémination. A l'hôpital on a droit à 4 inséminations. Ensuite si on veut en faire d'autres, elles ne sont pas remboursées par la sécu (il faut dire que ces traitements sont plus qu'onéreux!!!). Donc j'avais droit à une tentative puisque j'en avais déjà fait 3 avec ma gynéco.

5ème protocole: je réponds très bien au traitement. Trop même. Du coup ayant trop d'ovocytes, je dois prendre un médicament qui doit éviter l'hyper-ovulation, source de grosses complications de santé. Pas le droit de faire crac-crac non plus, ce serait dangereux pour ma santé. C'est très dur à entendre pour des personnes qui veulent concevoir un bébé. Savoir qu'il y a potentiellement beaucoup d'ovules, mais qu'il ne faut pas les féconder sous peine de gros risques.

4ème tentative
: cette fois ça marche. Traitement ajusté. Je suis enceinte. Ô joie!!!! Les piqûres se font là aussi à heure fixe, mais l'avantage c'est le "conditionnement". Il s'agit d'un stylo avec une capsule. On choisit la dose, et les micro aiguilles sont telles que n'importe qui est capable de s'injecter le produit. Par contre cela ne dispense pas des bleus...
J'ai normalement des cycles menstruels longs. Mais avec les protocoles tout est artificiel. Au bout de 28 jours j'ai eu la prise de sang qui m'a confirmé le fait que je sois enceinte. Simplement, au bout de 35 jours j'ai eu mes règles. Comme d'habitude en fait... Une fausse couche donc.
Avec ma gynéco je n'avais pas cette prise de sang de contrôle donc il est possible que cela ait aussi déjà marché avant. On ne le saura jamais.
Néanmoins là j'avais touché du bout des doigts ce que l'on attendait depuis longtemps. Plus dure a été la chute du coup!

Du fait de ce semi-échec l'hôpital a décidé de nous permettre une tentative supplémentaire. 5ème tentative donc. Mais celle-là n'a pas fonctionné. Nous voilà donc dirigés vers un protocole complètement (enfin pas complètement non) différent: la FIV.
A nouveau quelques examens médicaux (certains doivent dater de moins d'un an, et les procédures sont toujours longues...) puis rendez-vous chez le psy de l'hôpital obligatoire. Et avec son aval le protocole peut commencer. Un protocole long pour nous. Mise en ménopause artificielle au départ (avec tous les effets indésirables qui vont avec) puis protocole assez similaire à celui des inséminations.

Donc 1ère tentative fiv. Pour la mise en ménopause, une série de piqûres à faire jusqu'à ce qu'on ne voit plus aucun ovocyte à l'échographie. Puis on ajoute une deuxième piqûre qui elle doit favoriser la maturation de beaucoup d'ovules (mais pas trop sinon il faut tout stopper) l'ovulation.
Tentative couronnée de succès.
Petit bilan: 20 ovocytes dont 18 matures.
Avec ça 11 ont été fécondés.
3 m'ont été implantés. Aucun n'a été congelé car de qualité moyenne ils n'auraient pas supporté la congélation puis la décongélation.
Sur les 3 implantés (de qualité 2/4) 2 ont tenu.
Octobre 2006, nous attendons des jumeaux. Voilà 4 ans et demi que nous essayons d'avoir un bébé, et là ce sont 2 embryons qui grandissent en moi.

Psychanalyse

Une psychanalyse dure de nombreuses années et est fort coûteuse. Personnellement j'ai choisi l'option blog. C'est gratuit et ça a le même effet. Le psychanalyste écoute sans intervenir, et là, avec mon blog, je ne suis pas du tout certaine d'intéresser grand monde avec ma petite vie donc...
Voilà un bel exutoire!
Et comme en ce moment tout va bien, je ne vais me plaindre de rien.
Je pense que je vais publier quelques billets pour me dévoiler, c'est tout.