Voilà que Mr R grandit, que je n'ai aucune contraception depuis l'accouchement et donc que nous songeons à avoir un deuxième enfant. Sachant que nous sommes porteurs avec Chéri-chéri d'un gêne défectueux, on se demande si on ne peut pas faire un tri embryonnaire avant implantation.
Parce qu'il ne faut pas se leurrer, on va devoir repasser par la FIV si on veut un deuxième enfant.
Nous voilà donc en train de relancer la machine, mais tout d'abord rendez-vous au service génétique.
On demande ce qu'il est possible de faire. On nous explique que pour choisir il faut faire une FIV, que la FIV est un traitement lourd ...etc. On leur expose notre cas, a savoir que de toutes manières on sait qu'on va devoir passer par une FIV donc voir si par hasard on ne peut pas faire en sorte d'avoir un enfant "sain".
On nous répond:
- l'hyperplasie congénitale des surrénales n'est pas une maladie mortelle
- vous avez déjà un enfant
- la procédure n'existe pas, cela n'a jamais été demandé ici
- il n'y a que 3 centres en France qui pourraient essayer, sans aucune garantie de réussite
Bref à cause de tout ça, n'étant pas prioritaires, on laisse tomber l'idée d'un tri embryonnaire.
Les généticiennes nous expliquent les conséquences si nous avions une fille atteinte. Cela semble grave, certes mais dépistée tôt et traitée, notre fille pourrait être normalement constituée et mener une vie tout à fait normale.
On se tourne alors vers l'adoption et allons retirer un dossier.
Je le lis bien évidemment en long et en large. Les procédures me paraissent très lourdes, bien plus que la FIV. Certainement que cette sensation est en partie due au fait que je ne connais pas.
Ma mère a été adoptée.
Quand on en était encore aux essais, donc avant Mr R, l'adoption était réellement une alternative pour moi. Cependant depuis ma grossesse les choses semblaient différentes.
J'avais peur de ne pas être légitime, de ne pas être aimée par l'enfant que nous adopterions.
J'avais peur du ressenti de cet enfant vis à vis de Mr R.
J'avais peur du ressenti de Mr R vis à vis de cet enfant.
Bref, les choses ne me paraissaient plus naturelles.
En fait j'avais peur de cette responsabilité.
Bon an mal an, on a recontacté le service de PMA et on a relancé les procédures.
Cela a été très rapide cette fois.
Quelques examens devant dater de moins d'un an, rendez-vous psy et anesthésiste et voilà, le protocole était lancé: une 2ème FIV.
lundi 1 mars 2010
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